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La gestion des déchets passe en mode Smart

November 19, 2025 by
La gestion des déchets passe en mode Smart
Virginie Ducommun
Dans les bâtiments, on parle souvent d’efficacité énergétique, de confort ou de pilotage intelligent. Mais il existe un sujet beaucoup plus opérationnel, souvent oublié, alors qu’il coûte cher au quotidien : la gestion des déchets.


Un local poubelle mal géré, c’est toujours la même histoire :

odeurs, débordements, plaintes des occupants, nuisibles, passages prestataires à répétition…

Et derrière, une facture qui grimpe, sans que personne ne sache vraiment pourquoi.

Pourtant, la solution est étonnamment simple : mesurer pour anticiper et optimiser


1. L​e local poubelle : un point de douleur qui peut (vraiment) disparaître


Aujourd’hui, des capteurs très simples permettent de suivre en temps réel :

  • le taux de remplissage des containers,
  • la fréquence des pics,
  • les flux selon les zones ou les usages.

Dans un immeuble de bureaux – Cloche d’Or, Belval, Contern ou ailleurs – la logique est identique partout.

On équipe les bacs d’ordures, les containers carton, les poubelles, parfois même les cendriers extérieurs.


Et immédiatement, les bénéfices sont visibles :

 Des tournées intelligentes

On passe d’un planning rigide (“tous les lundis”) à un pilotage dynamique : on intervient uniquement quand c’est nécessaire.

Résultat : 20 à 40 % de passages en moins, selon les sites.


 Un local propre, sans débordements

Fini les sacs posés au sol ou les containers saturés le vendredi à 16h.

Les équipes maintenance ne travaillent plus en mode “urgence permanente”.


 Une vraie baisse de charge mentale

La donnée remplace les tours de contrôle manuels, souvent faites “à l'œil”, et qui ne permettent ni anticipation ni optimisation.



2. De l​’immeuble de bureaux… à la déchetterie


Ce qui fonctionne dans un local poubelle fonctionne aussi à l’échelle d’un site industriel ou d’une déchetterie.

La logique reste la même : mesurer → anticiper → optimiser.


Dans une déchetterie, on peut suivre :

  • le niveau des bennes,
  • les flux par type de déchets,
  • les pics d’affluence selon les saisons.

L’impact est immédiat :

  • optimisation des tournées des camions,
  • réduction des débordements,
  • 15 à 30 % de kilomètres économisés sur la logistique,
  • une vision claire des priorités pour les équipes terrain.


3. Sur les sites d’enfouissement : mesurer devient un enjeu de sécurité


À grande échelle, la donnée joue un rôle essentiel sur les sites d’enfouissement.

On peut suivre les biogaz générés par les couches de déchets, détecter les fuites, anticiper les inflammations spontanées, suivre la décomposition.

Mieux encore : des capteurs géosismiques permettent de surveiller la stabilité des montagnes de déchets (tassements, glissements, mouvements internes).

Et ce n’est pas de la science-fiction.

En Guadeloupe, par exemple, on installe des systèmes 100 % autonomes, alimentés par panneaux solaires, sans câblage et sans génie civil. De la vraie technologie de terrain, pensée pour fonctionner même loin de tout.


Conclusion : moins de kilomètres, moins de nuisances, moins de coûts

Qu’il s’agisse d’un immeuble de bureaux, d’une zone industrielle ou d’une déchetterie, le principe reste identique :
mesurer ce qui se passe → anticiper les problèmes → optimiser les opérations.


Le Smart Building et la Smart City ne reposent pas sur des technologies complexes, mais sur :

  • des capteurs simples,
  • une donnée fiable,
  • un ROI mesurable,
  • et des équipes qui gagnent du temps, de la sérénité et de la performance.


Et si vous souhaitez optimiser la gestion des déchets sur vos sites ?

Contactez-moi > je vous montre comment transformer un poste de coût… en un vrai levier opérationnel.

Résumé en vidéo

La gestion des déchets passe en mode Smart
Virginie Ducommun November 19, 2025
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